Le secret des sourciers...
A vrai dire, il n'y a pas de secret, il s'agit juste de capter les vibrations électro-magnétiques produites par l'eau en circulant sous terre.
La démonstration organisée par la Maison de l'hIstoire Locale (M.I.L) va pouvoir débuter dans un champ de cerisier situé sur le plateau du village. Cette terre aimablement prêtée par Charles Pantagéne ne présente aucun indices indiquant la présence de l'eau : Cailloux, sol argileux fendillé par la sécheresse. Et pourtant ! Raymond Debout, président de l'Association des Sourciers Radiesthésistes et Magnétiseurs de Vaucluse-Drôme-Ardèche, va démontrer le contraire.
Baguette en main il va suivre le tracé souterrain d'une veine d'eau d'un débit de 2 à 3m3/heure. La profondeur sera trouvée grâce à un pendule, en interrogeant les oscillations, 77 m pour ce cas.
Après une conférence improvisée sur les différentes sortes de baguettes (noisetier, fruitier, fibre de verre, acier...), sur la nocivité de vivre dans une maison traversée par un cours d'eau souterrain, chacun des participants, baguette ou pendule en main, tente de saisir ce frémissement produit par le passage de l'eau sous des dizaines de mètres d'argile.
Chez certains l'essai est concluant, chez d'autres plus aléatoires. Les personnes les plus réceptives, comme Raymond Debout, trouvent l'eau sur les plans cadastraux, sur des photos aériennes et même sur des dessins d'un terrain réalisés à la main.
Thibault 11 ans, le plus jeune participant, accompagné de ses grand-parents : « Au début je n'y croyait pas du tout, et quand j'ai senti la baguette se tordre dans mes mains avec une force irrésistible, j'ai été très impressionné ! ».

