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La Coupo Santo

les symboles félibréens

 

Cette illustration parue dans le Cartabèu reprend les grands symboles du Félibre.

D'après La langue d'oc pour étendard -Les félibres de 1854 à 2002 de Simon Calamel et Dominique Javel.

 

L'Étoile à sept rayons, la Cigale et la Pervenche.

 

L'étoile à sept rayons est le symbole par excellence du Félibrige.

 

Prévue à l'article 2 des statuts de 1876, elle fait mémoire des sept premiers fondateurs du mouvement, des sept troubadours qui établirent les premiers Jeux floraux à Toulouse et des sept mainteneurs qui les rétablirent à Barcelone en 1859.

 

L'étoile d'or est portée dans les manifestations publiques par le capoulier ; les syndics arborent quant à eux une étoile d'argent.

 

Aux majoraux est offerte en symbole une cigale d'or qui rappellerait à la fois une tradition grecque selon laquelle les athéniens se distinguaient des étrangers en mettant une cigale d'or dans leurs cheveux et une habitude des troubadours aimant parer leur coiffe d'une cigale. Les majoraux ont le privilège de se transmettre une cigale portant un nom, attribué en fonction du premier titulaire. (il existe cinquante noms de cigale), les exemples ci-après illustrent chacun une originalité littéraire, linguistique ou géographique.

 

La cigale de la Tour-Magne a été baptisée ainsi par le nîmois Gaidan. La cigale d'Irlande était celle de William Bonaparte-Wise, celle des Jardins était portée par Joseph Roumanille, -né d'un jardinier et d'une jardinière dans les jardin de Saint-Rémy-, celle des Baisers, -les poutoun en provençal- par Anselme Mathieu, qui signait ses œuvres le "felibre di Poutoun", ou celle de Zani, du nom de la jeune Avignonnaise chantée par Théodore Aubanel. C'est ainsi que se met en place une véritable généalogie des majoraux. Les nouveaux promus ont la charge de célébrer, à l'image de l'Académie française, la personnalité qu'ils viennent de remplacer.

 

Les statuts de 1876 prévoient de remettre une couronne d'olivier en argent aux lauréats des Jeux floraux qui sont devenus les maîtres en gai-savoir. Ils arborent actuellement une cigale en argent, de même que les "mèstre d'obro"

 

La fleur de pervenche, ou provençale, est exhibée par les félibres mainteneurs. D'après l'Armana prouvençau de 1875, c'est le symbole de "l'éternité, de la foi dans l'avenir, de la constance dans l'amour". Elle est portée dès 1874 aux fêtes célébrées en l'honneur de Pétrarque.

 

La Coupo Santo

 

En 1867, les Catalans offrirent aux félibres provençaux une Coupe d'argent en témoignage de gratitude pour l'accueil fait au poète catalan Victor Balaguer, expatrié pour des raisons politiques. A la fin du banquet, organisé pour l'occasion à Avignon, Frédéric Mistral lança un hymne en guise de remerciement.

 

 

 

La Coupo Santo

 

En 1867, les Catalans offrirent aux félibres provençaux une Coupe d'argent en témoignage de gratitude pour l'accueil fait au poète catalan Victor Balaguer, expatrié pour des raisons politiques. A la fin du banquet, organisé pour l'occasion à Avignon, Frédéric Mistral lança un hymne en guise de remerciement.

Depuis, il est devenu l'hymne de Provence et, par extension, l'hymne de tous les pays de langue d'Oc, et est toujours chanté dans les cérémonies félibréennes sur la musique d'un vieux Noël du XVII° siècle de Saboly.

 

La coupe, de forme antique, est une conque supportée par un palmier contre lequel s'appuient deux statuettes, les deux sœurs ! L'une représente la Catalogne, l'autre la Provence. Au pied de chaque figurine, il y a les armoiries qui la désignent. On peut lire autour de la conque "Présent offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l'hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer en 1867".

 

Elle fut réalisée, grâce à une souscription de 1800 signatures, par le statuaire stéphanois (St Etienne-de-Tinée) Guillaume Fulconis qui ne voulut pas être payé lorsqu'il apprit le but patriotique de l'objet. C'est à Paris que l'argentier Jarry a coulé cette magnifique pièce.

 

 

Coupo Santo
Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan ;
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.

Coupo Santo
E versanto
Vuejo à plen bord
Vuejo abord
Lis estrambord
E l'enavans di fort !

D'un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.

D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l'ambrousìo
Que tremudo l'ome en diéu.


(Se chante debout)
Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !

 

texte de Frédéric Mistral (1867)
musique de Nicolas Saboly (XVIIe)