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Les secrets de nos lieux dits...

LES SECRETS DE NOS LIEUX DITS

Par Geneviève FERRER La Roque sur Pernes


Il est des noms de lieux que l'on ne rencontre nulle part, ni sur la carte de notre commune, ni même sur carte d'état major. Pourtant, si vous avez l'occasion de bavarder avec ceux qui connaissent bien le terroir, vous pouvez glaner quelques termes que je vous invite à mieux connaître, et peut-être réutiliser.


Avez-vous, par exemple entendu parler du "gros olivier". Cet arbre majestueux, sans doute très imposant à une époque, n'existe plus, hélas, mais le carrefour même où il devait se dresser porte toujours le nom. Ainsi, si vous prenez le "Chemin des Montagnards", juste au point le plus haut de la colline, vous passerez par le "gros olivier". De là, un étroit sentier, celui du "Castellas", redescend vers les Adoux.


Autre point culminant de notre commune, "L'aire des masques". Située à l'extrémité sur la route de St Didier, c'est la terre un peu aplatie qui délimite et domine le plateau. L'origine n'en demeure pas moins bien énigmatique : des hommes masqués se seraient tenus là, au passage, pour détrousser les voyageurs… L'appellation fort pittoresque, se doit d'être maintenue.


De même "les barrières" sont les hauteurs rocheuses qui bordent les Claux et couronnent le vallon du Fraischamps, et la paroi abrupte qui fait face au Beaucet sur ces barrières, s'appelle "La Baume Dijon".


Enfin, en direction de Saint-Antoine, après le tournant en S où autrefois s'abritait la cabane de "Noura", aujourd'hui ensevelie, s'étend un immense territoire creusé de carrières abandonnées.


Mais les anciennes fermes ou cabanons en ruines qui les parsèment, permettent de mieux se repérer dans ce dédale de collines à jamais dénudées. Écoutez les chasseurs et ils vous entretiendront avec passion mais aussi respect de ces lieux. Il y a d'abord "Siffouïan", la petite ruine du bord de la route au sommet de la route de Saint-Antoine, puis de loin en loin, "les Benoît", "Pastouret" ou "La Pastourello" (berger en provençal = pastour), puis "La Bésignane" (un monsieur de Bésignan, Juge de Paix en 1825, doit-être à l'origine de cette appellation, puis les "Gauthier", "La grange de Piston" ou encore "La Mauvitrado". Et puis plus bas, aujourd'hui en ruines, sous "les Rouvets", il y a même "La San Geno".


Beaucoup de ces appellations remontent au début du siècle, d'autres vont même plus loin, mais malgré le temps leur nom est là, témoignage d'un passé que seule la langue orale permet de maintenir en vie.